51 témoignages

Benoît

Apiculteur
Ruchers de Darbois

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Chef de bureau de maintenance et logistique en bataillon alpin et officier de marque en préparation d’état-major à l’engagement opérationnel, j’ai quitté l’institution en 2019 à 50 ans pour créer avec ma femme une exploitation apicole de 300 ruches en agriculture biologique.
Nous vendons notre miel en vente directe, au sein de réseaux spécialisés (AB, bienvenue à la ferme, esprit parc national).
Par nos innovations (associations de miel et plantes aromatiques, pains d’épices à recettes anciennes, valorisation des pains d’épices en croûtons, chapelure et tuiles), nous avons été retenus comme artisan producteur de qualité au sein du collège culinaire de France et obtenu le trophée de l’Agriculture Côte-d’Or 2020.

Comment s'est déroulée votre transition?

Un départ pour une activité agricole a été un choix initial et sans tergiversation.
La reconversion s’est donc opérée simultanément et indépendamment par la MRO et la chambre d’agriculture.
Après le dimensionnement de l’exploitation, les aspects communication, gestion et administratif ont fait l’objet d’autant d’attention que la dimension technique apicole

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Un officier supérieur formé aux techniques d’état-major possède d’indéniables qualités d’anticipation, de planification et d’organisation.
Son endurance au travail et sa résistance lui permettent raisonnablement d’envisager une démarche d’entrepreneur.
Les outils de reconversion de l’institution dont la MRO et les organisations civiles comme les chambres consulaires permettent de se lancer avec prudence et parfois audace
Philippe

Responsable des services techniques et logistiques
Fondation Santé des Etudiants de France – Clinique FSEF Paris 16

Parlez-nous de votre parcours militaire :

35 ans dans la marine, d'abord dans l'opérationnel à bord ou dans l'environnement direct des bâtiments de surface.
Une seconde partie de carrière dans les affaires capacitaires interarmées et multinationales.
Enfin de l'audit interne pour les chefs des armées.

Comment s'est déroulée votre transition?

Processus classique de reconversion MRO : bilan de compétence, projets professionnels, développement des outils, enquêtes terrain, entretiens, embauche.
Impossibilité de m'arrêter sur un seul projet, plusieurs en parallèle, et au final un poste qui me convient sans doute mieux que ce que je cherchais : le travail effectué m'a permis de le savoir tout de suite.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Le processus de reconversion est passionnant et amène un travail d'introspection parfois très perturbant. L'investissement qu'il demande est prenant et il faut savoir dégager le temps nécessaire.
Il faut avoir le courage de remettre en question certaines de ses certitudes avec beaucoup d'humilité devant nos interlocuteurs qui ont des connaissances du monde de l'entreprise qui est très différent de celui que nous quittons.

Bernard

Responsable commercial du pole Air Defense terrestre et Lutte antidrones
THALES / Land & Air Systems

Comment s'est déroulée votre transition ?​

Je n'ai absolument pas suivi le parcours normé... et c'est très bien.
Formations: linkedin, finances, ateliers LM et CV, entretiens FR et UK.
Le MBTI est intéressant pour se connaitre.
Rester au contact avec le tuteur (avant entretiens et après).
Le poste a été fait sur mesure et n'existait pas dans la bourse aux emplois... fruit de la prise en compte de mon offre de service.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Importance du réseau.
Ne pas s'exposer trop vite auprès des employeurs (uniquement quand tout est prêt) car une entreprise = une seule chance de convaincre d'emblée.
Bien construire son projet et verbaliser les postes, les jobs , les projets CT, MT et LT.
Importance de l'offre de service et du pitch.
se faire confiance.
Savoir ce qu'on veut / ce qu'on ne veut pas et surtout ce qu'on peut / ce qu'on ne peut pas.
être proactif: se préparer, conduire, se débriefer, remercier.
Votre reconversion, c'est la votre ! Il faut se bouger et savoir gérer les temps longs...
Savoir parler de ses prétentions (salaires, etc.) car cela vient très vite dans les échanges.
Véronique

Directrice administrative
Fondation Charles de Gaulle

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Commissaire des armées d'ancrage Air durant 27 ans, ayant occupé des fonctions très variées sur 3 bases aériennes, en directions centrales et en état-major.
Participation à 3 Opex.
A l’issue du CID, spécialisation dans le domaine des ressources humaines.
Dernier poste avant le départ de l’institution en tant que chef de département à la DICoD.
Actuellement Directrice administrative de la Fondation Charles de Gaulle.

Comment s'est déroulée votre transition?

Ma reconversion professionnelle a été assez rapide : départ de l’institution en octobre 2018 et recrutement dans le secteur privé à compter de février 2019 grâce à une offre d’emploi proposée par la MRO.
J’ai privilégié, durant cette période de quelques mois de transition, les entretiens de réseau qui se sont avérés très enrichissants et positifs.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

En tant que militaires, nous recevons, chacun dans notre domaine de compétence, une formation très complète et polyvalente qui permet de s’adapter sans difficulté particulière à un nouvel environnement professionnel.
Renaud

Directeur des Ressources Humaines
SNF SA

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Après une formation de chimie à l'université j'ai rejoins la marine comme ORSA. Apres un premier temps comme élève pilote puis au sein des forces sous-marine, j'ai intégré l'école militaire de la flotte. Comme lieutenant de vaisseau, j'ai suivi mon école de niveau 2 au sein de l'IAE d'Aix en Provence pour suivre un Master 2 en Ressources Humaines. J'ai donc poursuivis ma carrière avec une dominante RH tournée vers l'opérationnel sur les bâtiments de la marine, les états majors embarqués et le spécifique au sein de défense mobilité et du recrutement de la marine.

Actuellement reconverti comme DRH France de SNF (entreprise française leader mondial des polymères employés dans le traitement des eaux municipales et industrielles), je manage une équipe de 22 personnes pour accompagner la gestion de deux sites de production regroupant 1500 salariés.

Comment s'est déroulée votre transition?

Ma transition s'est faite sur 2 ans. Apres avoir défini mon projet (RH dans l'industrie) j'ai travaillé mes CV, lettres et entretiens avec l'appui de la MRO. Ma recherche a été longue (1 an pour 240 réponses à offres) m'ouvrant l'opportunité de 8 processus complets de recrutement.

Il a fallu dans cette période rester concentrer, investi et résiliant. Les espoirs grandissant lorsque le deuxième ou le troisième entretien est réalisé mais la déception est forte lorsque la réponse finale tombe ('vous finissez deuxième') Dans cette compétition seule la première place compte.

Cette démarche ne peut être entreprise que lorsque la décision intellectuelle est prise de quitter notre institution et que les conditions familiales sont réunies (épouse prête à un Nième déménagement, enfants sortis des phases essentielles du parcours scolaire)

La réussite est collective.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

La reconversion est un parcours du combattant ou le réseau est essentiel. Il faut l'entretenir et merci à la MRO pour cela.

Une fois en poste, tout est différent:
l'esprit des salariés dont l'investissement est grand mais les motivations différentes;
les règles du droit qui obligent à manager autrement;
la contrainte financière plus forte

La force de nos parcours militaire est que nous sommes polyvalents, capables de nous adapter et d'apprendre vite un nouvel environnement, de nouveaux chefs, de nouveaux adjoints. C'est sur ce point que le travail doit être porté en début de parcours civil.

David

Directeur de marché Défense et sécurité
Ausy

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Au terme de 28 années de carrière comme officier breveté, après deux temps forts à la tête d'une école de 700 hommes et femmes et une affectation en administration centrale à Balard, j'ai décidé de quitter l'institution pour diverses raisons et avec la volonté de réaliser une vraie deuxième partie de carrière.

Je suis aujourd'hui directeur de marché au sein d'une société de type ESN, en charge plus particulièrement de la stratégie commerciale dans le secteur de mon marché (Défense et sécurité) et de la coordination des responsables grands comptes qui y sont rattachés.

Comment s'est déroulée votre transition?​

Ma transition professionnelle s'est déroulée en plusieurs étapes :
- une phase passive de murissement intellectuel de 3-4 ans, où je réfléchissais à l'après temps de commandement.
- une phase active de bascule intellectuelle quand au départ de l'institution, avec une volonté d'échanger avec franchise avec le commandement et le gestionnaire, qui n'ont pas été à la hauteur de mes attentes.
- une décision de départ aidé me donnant une date de départ effectif ( à échéance de 9 mois).
- une acquisition de méthodologie, avec notamment la MRO, où j'ai décliné un plan d'action et m'y suis tenu.
- une phase active de réseautage.
- une phase active d'entretiens d'embauche, suite à la lecture d'une annonce sur un site.
- une phase de préparation intellectuelle à mon embauche... au cours de laquelle j'aurai aimé suivre une formation adaptée, coachée par la MRO.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Il est important de rechercher un travail après avoir intellectuellement fait la bascule du départ de l'institution.

Il est important de dérouler un plan d'action, bâtie sur une méthodologie avérée et adaptée à sa personnalité.

Il est important de venir aux entretiens d'embauche en ayant très bien préparé ses entretiens (savoir pourquoi la société recherche un candidat, ce qui permettra de comprendre les attendus du poste et de pouvoir 'se vendre' en illustrant que l'on apportera ces attendus, ce qui témoignera en plus que l'on a pris de la hauteur face au poste et que l'on ne candidate pas au hasard dans cette société).

Cedric

Auditeur à l’Inspection Générale des Services
Ville de Marseille

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Ancien commissaire des armées d'ancrage armée de Terre, j'ai servi en régiments en direction administrative et financière, en opex, en groupement de soutien de base de défense et en administration centrale à Balard, dans le domaine des finances.

J'ai quitté les Armées au grade de commissaire principal (commandant) et j'ai rejoint la Ville de Marseille en tant qu'auditeur au sein de l'Inspection générale des Services, au grade d'administrateur territorial.

J'y réalise des missions d'audit interne et je participe au dispositif global de maîtrise des risques par le biais des rapports rendus et des enquêtes administratives conduites.

Comment s'est déroulée votre transition ?

J'ai été actif dans ma recherche de contacts professionnels avec le milieu cible via des évènementiels dédiés (forums, salons, etc…), des messages via LinkedIn auprès de recruteurs potentiels (responsables territoriaux locaux) ou d'anciens déjà reconvertis et par la mise à jour de mes connaissances du secteur (consultation de la presse spécialisée, des blogs et sites internet dédiés, des formations en ligne gratuite – MOOC). Je n'ai pas hésité à solliciter des personnes en fonction pour leur faire part de mon intérêt pour le domaine et pour demander les grands enjeux du moment.

Enfin, j'ai pris garde de valoriser les 'clichés' positifs liés au monde militaire tout en montrant que j'étais conscient des 'limites' ou aspects potentiellement 'négatifs'.

Mon CV, mon discours, mes lettres de motivation ont toujours été produits en voulant donner l'impression de faire déjà partie du milieu cible, tout en me distinguant par mon parcours et la force des valeurs qui m'animaient.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Deux enseignements principaux :

Le premier est qu'au-delà de l'indispensable motivation qui doit indiscutablement ressortir de la part d'un candidat, il faut que son projet professionnel soit cohérent et réaliste… aux yeux de celui à qui il l'expose pour un recrutement! On peut rêver, mais ce doit être un rêve à au moins deux places et qui doit donner envie d'embarquer.

Le deuxième est que sorti des Armées, on doit prendre en main son parcours professionnel, en étant parfois bien accompagné, mais plus rarement sur un chemin balisé. Cette 'liberté'; est une formidable opportunité mais qui vient avec son corollaire : les choix de parcours tout au long de la carrière. Plus nombreux, plus risqués et moins évidents car plus incertains. Il faut en avoir conscience.
François-Xavier

Délégué général
Fondation Eugene NAPOLEON

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Officier de l'armée de Terre, issu de Saint-Cyr, breveté ESG. CDC SMA. CEM EMIAZDS Paris

J'ai quitté l'Institution au grade de colonel par anticipation 3 ans avant ma LDS, pour un poste de cadre dirigeant dans une fondation

Comment s'est déroulée votre transition ?

Décision de départ en décembre. Bilan de compétence et accompagnement par MRO et un cabinet privé (autofinancement) de février a mai.

Enquêtes terrain et entretien de recrutement en juin juillet. recrutement effectif au 01 septembre.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Période très stimulante intellectuellement. De nombreuses rencontres intéressantes humainement.

Le parcours d'officier est très structurant et formateur, ne pas être timoré dans la recherche d'emploi dés lors qu'on a fait le deuil de l'Institution !

Denys

directeur de la sécurité et des sevices généraux
Parfums Christian Dior

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Formation d'ingénieur, poste de commandant de base aérienne et affectations à l'étranger ont été des arguments importants pour mon recrutement.

La gestion de la crise Covid 19 a occupé une bonne partie de ma première année, ainsi que l'organisation du fonctionnement opérationnel du tout nouveau site de mon entreprise à Neuilly (siège de l'entreprise, activités de création et de formation); désormais je commence vraiment à décliner les aspects Santé et Sécurité du travail d'une part, sûreté d'autre part dans l'entreprise worldwide.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

il n'y a que le réseau qui compte mais on n'est jamais à l'abri d'une autre opportunité.

La méthode de la multiplication des entretiens est simultanément passionnante et traumatisante : il faut être hyper organisé et s'accrocher. Il faudrait pouvoir chasser en meute et échanger avec d'autres militaires du même niveau et avec les mêmes ambitions, pour s'aider psychologiquement et échanger honnêtement sur les méthodes et expériences.

Pour les civils en dehors de l'industrie de la défense, les militaires restent des individus mystérieux dont personne ne sait ce qu'ils font vraiment et comment ils fonctionnent : il faut absolument se présenter comme 'normal' c'est à dire capable de s'intégrer.
pauline

responsable achats et marchés publics
Centre hospitalier Le Vinatier

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Parcours militaire dans le domaine du soutien: postes de directeur administratif en régiment et en cabinet, de conseiller fiscal à l'étranger, de chargé de mission juridiques et enfin chef d'une division achats en plateforme commissariat.

Le fil conducteur des achats publics m'a tout naturellement conduit vers une reconversion dans ce domaine. Je suis actuellement responsable achats et marchés publics pour un centre hospitalier

Comment s'est déroulée votre transition ?

1. Etre certain de vouloir quitter l'institution et savoir pourquoi on le fait

2. Avoir un projet mais ne pas se fermer de portes

3. Rencontrer un maximum de personnes possibles, y compris dans des domaines qui, à priori, ne nous intéressent pas (au pire, cela conforte son choix, au mieux, cela ouvre de nouvelles perspectives non détectées auparavant).

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Cette transition professionnelle a nécessité chez moi un gros travail d'introspection: qui suis je? quelles sont mes valeurs? qu'est ce que je veux faire ou ne pas faire?... Au fil de cette réflexion, des pistes se sont fermées, d'autres se sont ouvertes.

Ce cheminement personnel 'guidé' peut emmener loin du projet de départ, il faut donc rester ouvert.

Frédéric

Consultant – formateur
Fcharrier

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Chef d'équipe de marque d'un programme d'armement interarmées dans une première partie de ma carrière. Poste qui m'a apporté l'art de négociation avec des maitrise d'ouvrage (DGA) et les équipes de développement et déploiement industriel, tout en prenant en compte les problématiques budgétaires.

Le poste de directeur adjoint d'une direction régionale qui m'a permis de m'affirmer dans le domaine de la cybersécurité et dans le management de nombreuses équipes distantes tout en gérant en parallèle la relation client d'une DSI.

Comment s'est déroulée votre transition ?

La préparation de ma transition professionnelle a débuté 18 mois avant la date fatidique.

Ayant déjà une idée précise de ce que je désirais entreprendre, les premiers rendez-vous avec la MRO m'ont permis de confirmer et conforter mon projet.

Les questions pratiques de mise en œuvre du projet ont pu trouver des réponses dans le cadre des rendez-vous téléphoniques ou en présentiel ainsi que des ateliers bien ciblés.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Ne pas hésiter à vous adresser à la MRO.

Toutes les questions que vous vous posez vont trouver des réponses. Que ce soit pour définir votre projet (auquel vous n'aurez peut-être pas pensé), vous découvrir ou re-découvrir une passion qui se transformera en projet de reconversion ou bien pour transformer le projet que vous avez déjà en-tête en réalité.

18 mois est un minimum pour bien appréhender toutes les possibilités et se préparer à changer d'environnement.
Philippe

consultant défense cybersécurité
philippe fargette

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Transmetteur pendant 25 ans puis employé dans l'influence militaire, je suis parti avec le PMID au bout de 36 ans de service.

Je suis réserviste opérationnel et j'ai créé mon auto-entreprise dans le secteur de la défense et de la cybersécurité.

Comment s'est déroulée votre transition ?

Je me suis reconverti relativement tardivement mais j'ai pu bénéficier d'un bon accompagnement de la MRO.

Cela m'a permis notamment de suivre deux formations :
- utilisation de LinkedIn qui est essentielle aujourd'hui et constitue mon premier relais;
- gestion des contrats qui m'a fait découvrir un sujet totalement abscons au préalable.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

La transition est à anticiper si possible avec un véritable projet.

Le réseau est également très important et les anciens sont de bons conseils voire des relais efficaces pour trouver sa place dans le monde civil qui ne nous attend pas.

Yann

Project Manager soutien et services pour le programme RAFALE
THALES DMS

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Parcours d'officier Pilote Hélicoptère opérationnel suivi d'une seconde partie de carrière dans les programmes d'armement et les expérimentations en vol.

Actuellement en charge de tous les développement des services et des moyens de soutien des différents capteurs du RAFALE.

Offres, développements, gestions d'équipes multi-sites, gestion client (DGA, forces) et cotraitance (THALES, MBDA et interne THALES).

Comment s'est déroulée votre transition ?

J'ai effectué ma transition professionnelle dans un milieu que je connaissais bien.

J'ai cependant du m'adapter au process d'un grand groupe avec des normes très strictes.

J'ai du acquérir des compétences en gestion financière pour permettre le management des ressources, des risques et opportunités et la réalisation des offres.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Croire en ses chances, n'avoir complexe.
Vulgariser son profil pour des interlocuteurs n'ayant aucune connaissance du milieu militaire.

Illustrer ses expériences, ses essais transformés et faire le parallèle avec les attendus du poste pour permettre au recruteur de se projeter.

Sur des annonces cachées en particulier, éviter de passer par les RH. Il est compliqué pour un recruteur de faire passer un candidat identifié lorsque les RH (qui ne rentrent pas nécessairement dans le détail des profils de militaires) l'ont déjà rejeté.

Antoine

Directeur administratif et financier
OGEC St Joseph du Parchamp

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Un parcours très éclectique de commissaire de la marine, avec des fonctions administratives, financières, logistiques, informatiques, RH, HSCT ;

trois fois chef d'organisme, et deux fois secrétaire général, j'ai notamment dirigé pendant deux ans le service administratif et financier du port de Toulon (plus de deux cents salariés).

Comment s'est déroulée votre transition ?

1. Une décision de départ qui a été très longue à prendre

2. L'inscription à plusieurs dispositifs d'accompagnement dont une association d'aide aux seniors en recherche d'emploi

3. La phase de recherche contrariée par le confinement dû au COVID

4. Deux appels de la MRO pour des offres d'emploi dans le même secteur, dont une qui a débouché

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

1. Passer le temps nécessaire à clarifier son projet professionnel avant de se lancer dans la recherche d'emploi proprement dite

2. Savoir renoncer s'il n'y a pas de marché correspondant son profil pour ce que l'on souhaite

3. Se préparer à la démarche de recherche d'emploi car on n'en connaît pas les codes

4. Ne pas 'se griller' en allant sans préparation auprès d'employeurs ou de cabinets par lesquels on est réellement intéressé

Laurent

Responsable commercial
CILAS

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Première partie de carrière : corps de troupe dans le génie

Deuxième partie après l'école de guerre : 15 ans dans la simulation en état-major

Première reconversion : Sopra Steria comme directeur conseil simulation

Deuxième reconversion : responsable commercial à CILAS dans le domaine du laser pour la Défense

Comment s'est déroulée votre transition ?

Lors de la première reconversion, j'ai appliqué fidèlement les recettes du livre 'trouver un bon job grâce au réseau' de Hervé Bommelaer.

J'y suis arrivé au bout de 100 entretiens réseau en 6 mois.

La deuxième reconversion, j'ai voulu faire de la lettre de motivation massive mais j'ai eu de la chance et j'ai trouvé tout de suite.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Arriver à sortir du moule militaire. En particulier être conscient que :

- le militaire n'a aucun sens de l'initiative : il reçoit des ordre et rend compte pour tout. En entreprise, on ne reçoit aucune directive et on ne rend compte de rien.

- le militaire est dans la logique du culte de la mission (réussir la mission quelque soient les moyens), en entreprise c'est la logique de ressource qui prédomine (on fait avec son budget et quand il est vide, on arrête même si la mission n'est pas remplie)

Pour se reconvertir, il faut en avoir la conscience aigüe

Jean-Claude

chef de projet accompagnement d’entreprises innovantes
Orléans Val de Loire Technopole

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Commissaire en chef de 1ère classe , pouvoir adjudicateur des marches de soutien de la région Centre.
Représentant de la France pour le financement d'opérations auprès d'un organisme international.
Chef de projet au sein d'OVLT, j'accompagne de jeunes entreprises innovantes à finaliser leurs offres et à trouver des débouchés pour leur solution (thème ; silver éco et handicap).

Comment s'est déroulée votre transition ?

j'ai préparé pendant plus d'une année un projet visant à m'associer dans une Sté qui faisait de l' aide à la gestion de TPE.
Tous les feux étaient au vert, jusqu'à ce que après 3 mois de fonctionnement, mon associé fasse défaut. Du réseau que j'avais initié, j'ai rencontré mon actuel employeur.
Etapes indispensables : une excellente préparation du projet. Une qualité d'adaptation qui est aussi exigeante que celle demandée ds l'environnement militaire.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

L'unique salut demeure le réseau.
tenter une reconversion dans une région où on a aucune connaissance est un sérieux risque d'échec.
Toujours préparer un plan B.
Conserver un lien privilégié avec un mentor, pour avoir un appui psychologique en cas de besoin.

Jean-Michel

consultant
unipersonnelle

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Hier (peu ou prou les dix dernières années) :
– Chef du bureau Défense-Sécurité à l'état-major de l'armée de Terre, EMAT (soit un poste correspondant à officier central de sécurité pour l'ADT).
– Chef du département politique de protection à la direction de la protection des installations, activités, moyens de la Défense, DPID (correspond au service du haut fonctionnaire de défense et de sécurité du MINARM).

Aujourd'hui : consultant et formateur en sureté, en portage salarial.

Comment s'est déroulée votre transition ?

La phase la plus délicate, en ce qui me concerne, fut de déterminer ce que je pouvais réellement faire. Je devais à la fois concilier mes besoins (dont ceux matériels), mes compétences et mes aspirations.

C'est à l'occasion des travaux en séminaire SOCA, que je me suis rendu compte que mon souhait initial d'ouvrir un magasin de cycles était une erreur 'stratégique' pour mon développement personnel ultérieur.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

– Appui MRO particulièrement utile (indispensable dans mon cas).

– Poursuivant une activité dans un domaine identique à celui dans lequel j’exerçais mes fonctions, le réseau constitué au fil des ans a été mon principal capital initial.

Thierry

Directeur opérationnel du campus des métiers et des qualifications d’excellence de l’aéronautique de la région Grand Est
Rectorat de l’académie de Nancy-Metz

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Entrée en service en 1986 à l'école de l'air. Première partie de carrière opérationnelle comme pilote de chasse à Dijon sur M2000.

Puis poste de commandement d'unité opérationnelle (54ème escadre de renseignement air à Metz) après l'école de guerre.

Puis postes à responsabilité ou en gestion de projets complexes en états majors : CFA Metz et Dijon, EMAA et EMA à Paris, OTAN à Brunssum aux Pays Bas et à Mons en Belgique.

Le poste actuel dans le campus aéro a vocation à assurer le lien entre le secteur de l'emploi et celui de la formation pour la filière aéronautique.

Comment s'est déroulée votre transition ?

La transition est encore en cours car je suis en poste depuis une semaine seulement.

Toutefois, l'intégration et l'accueil ont été excellents et ce poste me permet d'allier deux de mes passions : l'aéronautique et la formation (par la transmission du savoir).

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Tout ce qui a été évoqué par la MRO, à savoir lors de l'information initiale et ensuite par ma coach, s'est vérifié par la suite, notamment les périodes d'enthousiasme suivies de périodes de doute, les pertes de motivation, les espoirs et les déceptions...

Mon conseil est donc de faire parfaitement confiance à la MRO car c'est une structure performante qui a fait ses preuves et qui est composée de professionnels compétents et bienveillants.

Cela dit, la MRO n'est qu'une aide, certes précieuse, mais il faut se donner les moyens de réussir sa reconversion, en s'impliquant, en restant régulièrement au contact de la MRO et en suivant ses conseils et recommandations.

C'est au bout du tunnel que jaillit la lumière. Et j'ajouterai enfin qu'il faut croire en son destin !
Jean-Yves

Directeur de filiale
Keolis

Parlez-nous de votre parcours militaire :

J'ai déroulé un parcours assez classique d'officier breveté : Saint-Cyr ; Ecole de guerre ; travail en état-major.
J'ai commandé le GSBdD de Versailles de 2015 à 2017 ce qui m'a permis d'avoir un premier pied dans le monde du soutien, ainsi que dans le management de personnel civil et les relations syndicales.
De 2017 à 2020, j'ai terminé comme adjoint de bureau à l'EMAT dans le domaine des RH.
Depuis le 1er juin 2021, je suis directeur de deux filiales chez Keolis (grand groupe de mobilité) à Salon-de-Provence.
Début 2022, je suis appelé à diriger l'ensemble du réseau interurbain des Bouches-du-Rhône avec 3 filiales (Salon ; Bouc-Bel-Air ; Martigues).

Comment s'est déroulée votre transition ?

J'ai quitté Paris pour m'installer à Aix-en-Provence, sans aucun contact sur zone mais avec ma pension en poche.
Une fois mon CV bien verrouillé, j'ai essayé de rayonner un maximum dans ma région.
Le réseau LinkedIn m'a beaucoup aidé ainsi que la MRO, toujours de bons conseils. J'ai également fait appel à des chasseurs de têtes.
Un contact sur LinkedIn a fait la différence et m'a mis le pied à l'étrier pour un premier entretien. Et ensuite tout s'est enchaîné assez rapidement.
J'aurai tout de même mis 9 mois afin que ma recherche aboutisse. Les étapes essentielles pour moi sont :
1/ savoir exactement ce qu'on veut faire, sans se mentir
2/ savoir où est sa plus-value par rapport à la concurrence, ce que vous avez et que les autres n'ont certainement pas
3/ faire un CV en s'appuyant sur 1/ et 2/ et en attachant de l'importance au fond et à la forme
4/ tous les jours regardez les offres
5/ réseautez un maximum, notamment sur LinkedIn.
6/ Faire du sport et se ménager des pauses.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Ne pas se mentir, insister sur ses différences et son expérience, être patient et ne pas se jeter sur la 1ère offre venue, avoir conscience de sa valeur et ne pas se déprécier, avoir une démarche constructive, faire des pauses quand la recherche devient saoulante, ne pas se mettre trop la pression, être sûr de sa valeur., téléphoner directement au boss.
Pascal

Group Facilities and Procurement Director
ESI Group

Parlez-nous de votre parcours militaire :

28 ans dans la Marine nationale marqués par la direction de l'Ecole des Mousse et celle du pôle Défense Mobilité de Paris, reconverti dans le secteur privé depuis 2020 où je m'occupe des services généraux d'un groupe international présent dans 20 pays ainsi que de la création ex-nihilo du service Achats de ce groupe

Comment s'est déroulée votre transition?

La transition se passe en douceur à condition de prendre le temps d'étudier sa 'cible' pour ne pas foncer en terre inconnue. Il faut également être conscient que personne ne vous attend et se forger une carapace pour 'encaisser' toutes les candidatures sans suite

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Ne sous-estimez pas vos capacités d'adaptation et vos compétences. Vous n'avez pas à rougir même face aux diplômés des plus grandes écoles.

Nicolas

Adjoint au directeur – Responsable Opérations – Cedre

Parlez-nous de votre parcours militaire :

22 ans au sein de la marine nationale dont 3 années passées en interministériel au sein de l'Action de l’État en Mer aux Antilles et 3 années affecté à l'état-major de la force des fusiliers marins et des commandos.

Je suis actuellement responsable des opérations et directeur adjoint au sein du Cedre, organisme de lutte contre les pollutions accidentelles des eaux. A ce titre, j'interviens très souvent au profit des autorités étatiques françaises et notamment les préfets maritimes.

Mon cursus d'ancien marin et mon cursus spécialisé en gestion de crise me permettent de faire face à mes nouvelles fonctions sans difficulté.

Comment s'est déroulée votre transition?

Ma transition professionnelle a été très précipitée. A l'issue de la session d'information et d'orientation, mon accompagnatrice m'a communiqué une offre d'emploi à laquelle j'ai immédiatement répondu.

J'ai très rapidement été sélectionné pour l'entretien final que j'ai préparé avec mon accompagnatrice qui s'est montré très disponible et réactive.

Cette sélection rapide explique pourquoi je n'ai pas suivi le cursus habituel de transition professionnelle.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Il est important de sortir de sa peau de militaire et de traduire son cursus en termes compréhensibles par les recruteurs. Le candidat doit être persuasif et se montrer capable de prouver ses réussites et d'expliquer les raisons d'éventuels échecs.

L'entretien de recrutement doit faire l'objet d'une préparation soigneuse qui peut prendre utilement appui sur une carte mentale. Le fait d'invoquer l'existence du mécanisme de la période d'adaptation en entreprise est un atout intéressant pour faire pencher la balance en sa faveur lors du recrutement.

Parler en vérité et simplement ont été des éléments qui ont contribué à mon recrutement.

François

Délégué Général
Ecole Nationale de la statistique et de l’administration économique ENSAE

Parlez-nous de votre parcours militaire :

En ma qualité de commissaire des armées, j'ai effectué ma deuxième partie de carrière à la sortie de l'école de guerre dans la filière juridique sur des postes de responsabilité en administration centrale. Mes fonctions de délégué générale m'amènent aujourd'hui à prendre en charge le rayonnement d'une grande école d'ingénieurs au travers de son réseau d'anciens élèves. Je suis en charge de l'organisation d'événements au profit de cette communauté: petits-déjeuner débats, webinars, soirée métiers, cérémonie de remise des diplômes, …J'assure par ailleurs l'administration d'une association forte de 8 000 adhérents.

Comment s'est déroulée votre transition?

L'étape majeure a été le bilan de compétence réalisé en partenariat avec un cabinet privé. L'occasion unique de faire le point et de déterminer les potentielles pistes pour le futur.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Aucun regret d'avoir quitté l'institution militaire et m'être engagé vers de nouvelles voies forts enrichissantes et gratifiantes.

Jean-François

marchés transports MINARM et marchés publics
DB SCHENKER

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Parcours militaire : officier recrutement semi-direct. Un poste de prescripteur de marchés publics me donne des compétences précieuses.
Reconversion comme commercial marchés publics et défense.
Manager de la cellule au bout de six ans.

Comment s'est déroulée votre transition?

Consultant en cumul d'activités pendant mes permissions.
Consultant une semaine par mois pendant 6 mois à partir de la retraite.
Consultant 16 jours par mois pendant 2 ans.
CDI cadre.
Progression comme manager.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Un diplôme civil dans mon secteur m'aurait été plus utile que le BEM.
Les employeurs sont toujours en réaction de vos initiatives... Contrat, rémunération etc.

Robert

Chef d’une micro entreprise
DSP / SBAMD & AIR DEFENSE

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Je suis micro-entrepreneur et je travaille dans le cadre de missions de conseil, d'aide à la formation, de rédaction et critique documentaire, de soutien à l'export…Mes contrats sont établis en fonction du besoin du client et avec une durée variable allant de 20 à 50 jours (contrat le plus souvent renouvelable). Depuis février 2019, j'ai travaillé pour 6 clients différents.

Comment s'est déroulée votre transition?

– Préparation en amont des activités ciblées;
– Stage MRO;
– Conseil auprès d'une association d'aide à la création d'entreprise;
– Réalisation d'une plaquette professionnelle et envoi aux points de contact "ex défense";
– …

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

L'institution m'a beaucoup apporté mais je ne regrette absolument pas ma reconversion au travers de laquelle je m'épanouis complètement.

Antoine

Secrétaire général
IMT ATLANTIQUE

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Ancien officier de l'Armée de l'air, pilote de Transall, commandant de base aérienne, diplômé de l'IEP d'Aix en Provence et de l'école de Guerre;
Parcours opérationnel et dans la formation dans l'Armée de l'air, reconverti dans un premier temps dans le secteur aéroportuaire (directeur syndicat mixte) puis à nouveau dans la formation (secrétaire général 7ème école d'ingénieur française, 2000 étudiants, 300 doctorants, 700 employés, secteur énergie, environnement, numérique, enseignement et recherche). Responsable vie étudiante, supports (finance 70M€ de budget annuel, patrimoine 100 000 m² de bâti, sécurité, SI, dosier transverses recherche/enseignement)

Comment s'est déroulée votre transition?

Travail réseau débuté 2 ans avant le départ, identification de deux secteurs de reconversion (qui m'ont servi puisque j'ai changé de secteur 3 ans après ma reconversion )

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Ne pas sous estimer les difficultés, la reconversion est difficile quel que soit le niveau atteint dans l'Armée.
Envisager une reconversion idéalement avant 45 ans.
L'absence de mobilité est un frein très important si on veut trouver une reconversion aussi épanouissante que dans la carrière militaire.
Ne pas accepter de rémunération inférieure à celle du dernier grade (le cumul de la pension n'est pas un argument pour faire baisser la rému)

Anthony

Business development/Directeur d’offres
Naval Group

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Ancien officier navigant de l'Aéronautique navale avec une forte expérience opérationnelle à des postes de direction et d'expertise.

Aujourd'hui, en charge de développer le secteur des systèmes de mission/combat aéroportés en France et à l'export au sein de mon entreprise.

Comment s'est déroulée votre transition?

Bilan de compétences
Maitrise des outils de communications (Linkedin, CV, LM)
Divers ateliers (préparation aux entretiens, confiance en soi…)
Entretiens réguliers avec mes conseillers

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Un ex-militaire possède des qualités et valeurs très recherchées dans le monde de l'entreprise. Il est important d'en prendre conscience et essentiel de savoir adapter ses compétences et son langage au monde civil.

Le réseau est primordial pour bâtir sa "carte de visite", se rendre visible pour saisir les opportunités d'emploi et ainsi atteindre le marché caché.
Alain

Président
AltusForm

Parlez-nous de votre parcours militaire :

– Fondateur de la société AltusForm : création de la solution Nixi en réalité virtuelle pour la formation (mises en situation et mémorisation)

– Responsable de l’organisation et de la conduite des acheminements au profit des exercices majeurs du Ministère de la Défense (VF, VR militaire et civile, VAM, VAC, par bâteau)

– Organisation de la communication de crise et des exercices dans le domaine de l'energie

Comment s'est déroulée votre transition?

– découverte du monde civil (rencontres, prises de contact)

– élaboration du projet avec des pivots en fonction des possibilités techniques de l'époque

– tests auprès des prospects (très insuffisants avec le recul)

– développement de la solution et recherche de clients

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Pour la création d'un produit, vendez votre produit avant qu'il n'existe.
C'est ainsi que vous aurez la confirmation de l'existence d'un marché

Tristan

Directeur Adjoint de la Sûreté Groupe
THALES

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Saint-cyrien de formation, ma carrière militaire peut se découper en deux grandes phases :

- une première d'une dizaine d'années dans les écoles et unités opérationnelles (régiments d'artillerie) des forces émaillées de plusieurs OPEX africaines ou outre-mer;

- une deuxième partie de carrière au sein des services internationaux autour des questions d'intelligence économique.

Enfin à l'issue d'un phase de reconversion étalée sur 2 ans, j'ai été recruté au poste de Directeur adjoint sûreté groupe chez THALES.

Comment s'est déroulée votre transition?

La première étape, est la prise de conscience de la nécessité de la reconversion ainsi que la prise de décision d'organiser son départ sur un horizon dont il convient de déterminer l'échéance en fonction de son profil personnel.

La deuxième étape, pour ce qui me concerne, fut de me lancer avec l'aide de mon entité d'affectation dans une formation diplômante (Master 2 de l'INHESJ) période qui m'a permis de travailler et 'civilianiser' mon CV tout en affinant mes orientations professionnelles.

La troisième étape, débutée dès après l'obtention du diplôme, fut l'activation du réseau, les rencontres avec des reconvertis pour découvrir leur expérience et en tirer des enseignements personnels, et l'émission plus ou moins massive de CV.

Toutefois dans mon cas, c'est l'offre qui est venue à moi et non l'inverse. Elle est arrivée par ma hiérarchie d'emploi qui a suggéré mon nom parmi d'autres pour postuler sur la fonction à pourvoir. Le poste n'a même pas fait l'objet d'un offre publique. Tout mon engagement en amont aura surtout servi à ce que je sois prêt avec un CV et un discours adapté pour les entretiens que j'ai eu pendant la phase de recrutement.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Je ne tire pas fondamentalement d'enseignement 'reproductible' pour et par d'autres personnes. Chaque cas est unique, personnel et individuel. Il faut travailler sa chance.

Dans mon cas personnel, je constate que la préparation que j'ai engagée progressivement mais résolument deux ans avant mon départ définitif m'a surtout permis d'être prêt à tous points de vue au moment ou l'opportunité s'est présentée à moi.

En effet, je ne peux pas dire que mes recherches se soient avérées fructueuses (aucun des quelques CV que j'ai envoyé ou postes sur lesquels j'ai postulé ne se sont concrétisés par un entretien.

De même que je n'ai pas eu le temps de tester l'efficacité de la MRO, compte tenu que l'opportunité s'est présentée avant même que je ne débute les démarches actives en lien avec la MRO.
Hugues

Responsable commercial grand compte Défense
Hugues PÉGUET

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Officier des forces, sur les bâtiments de surface, dans les opérations navales, secteur de la détection et des systèmes de combat.

Puis officier de programmes/de marque pour les systèmes d'opérations : guerre électronique, FREMM (système de combat, cyber, aviation, propulsion), spatial (SATCOM).

Désormais, responsable commercial pour la Défense FR, sur les produits de systèmes électroniques.

Comment s'est déroulée votre transition?

Tout d'abord, il faut décider de vouloir partir.

Ensuite, rassembler ses esprits : qui suis-je, que veux-je, en quoi suis-je performant (d'où le bilan de compétences)?

Enfin, se plonger dans les recherches ; entretiens réseaux d'abord, puis entretien(s) d'embauche, avec utilisations à bon escient des outils proposés (CV, LinkedIn, pitches, forums...).

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Tout réside dans la décision de prendre un nouvel envol, puis dans la conviction de poursuivre le nouvel objectif que l'on se définit.

Cela se traduit par un regard honnête et bienveillant sur son parcours, et par la définition de ses nouvelles finalités professionnelles, via la mise en avant de ses compétences.

Jean-Christophe

Dirigeant et intervenant – J-Ch Formation

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Ancien officier marinier (sous-officier pour les non marins), j'avais tenu des emplois dans la formation en tant que formateur, puis de formateur de formateurs.
Devenu officier, j'ai tenu des postes de cadre dans la formation :
Responsable de la formation des cuisiniers des armées et de la gendarmerie à l'école des fourriers de Querqueville pendant 3 ans.
Commandant des écoles des matelots et des mousses à Cherbourg pendant 2 ans.

Comment s'est déroulée votre transition?​

Un peu déçu de la dernière affectation que le gestionnaire pourrait m'attribuer, j'ai décidé de quitter la marine.
Dès la première année, sentant que quelque chose n'allait pas, j'ai participé à "CAP2C" au siège du MEDEF à Paris, organisé par des associations de militaires. C'était la première étape et j'en suis ressorti convaincu que je pouvais moi aussi rebondir, avec une crainte cependant : j'avais déjà 56 ans, ce qui me semblait un handicap compte tenu de l'âge que j'avais pu estimer chez les autres participants.
En octobre 2020, j'ai sauté le pas et me suis engagé dans la reconversion. J'ai bénéficié d'un suivi en visio en raison de la COVID, depuis la SIO jusqu'à l'atteinte de mon objectif, avec un suivi attentionné de la part de ma conseillère en transition professionnelle. Elle a su m'orienter vers les ateliers dont j'avais besoin, en me laissant de l'autonomie dans mes démarches tout en assurant une supervision bienveillante. En suivant ses conseils, avec 3 CV, j'ai décroché 3 entretiens de recrutement malgré mes 57 ans... presque 58.
Ce qui, avec le recul, me semble essentiel est la rigueur dans la méthode et un peu de souplesse quant à l'objectif à atteindre.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Les intervenants que j'ai pu rencontrer dans mon parcours de transition professionnelle ont tous été unanimes :
1°- c'est par le réseau que l'on décroche un emploi ;
2° - il ne faut pas laisser passer le train.
C'est effectivement ce qui s'est passé pour moi.
J'ai pour cela dû revoir une partie de mon projet en cours de route mais de mon cahier de charges d'origine, j'ai conservé le bassin d'emploi et le domaine professionnel, deux critères significatifs dans mon cas. J'ai pour cela renoncé aux responsabilités que j'ai échangé contre du temps pour moi et ma famille.
Du point de vue de la rémunération, en qualité de vacataire dans un centre de formation, j'estime être très correctement rémunéré par rapport au temps libre que me procure ma nouvelle activité. Je suis même en position de négocier lorsque les besoins en formation sont pressants pour le centre.

Eddy

Responsable de pôle (manager de transition) – Valumen

Parlez-nous de votre parcours militaire :

J'ai servi pendant 35 ans dans l’armée de terre. Engagé en 1984 en qualité de sous-officier à l’ENSOA, j'ai intégré le corps des officiers des Troupes de Marine en 1990 après 2 ans à l’EMIA. J'ai ensuite consacré près de 20 ans à la logistique opérationnelle avant de quitter le service actif en 2019 avec le grade de LCL. Mes deux affectations les plus marquantes ont été chef de BML au RSMA de Martinique au service de la réinsertion de jeunes volontaires à la 'dériv' sociale et chef de BML au 2° RIMa à Auvours au sein d'un régiment de combat avec un enchainement de mission intense.
Après un passage de 6 mois (juin à novembre 2019) comme manager opérationnel sur une plateforme de distribution Amazon, j'ai dirigé, du 15 juin 2020 au 30 juin 2021, la cellule logistique de Santé publique France que j'ai mise sur pieds initialement pour la distribution des équipements de protection individuels pour le personnel soignant au niveau national. Dans un deuxième temps, elle a géré la distribution des vaccins anti COVID-19.
Je suis actuellement en 'intermission' dont j'ai pleinement profité pour me reposer et me former. J'ai une VAE Management d'unité fonctionnelle et opérationnelle (niv 7 au RNCP) et une certification chef de projet en cours. Des entretiens sont également en cours pour des missions à venir.

Comment s'est déroulée votre transition?​

Mon cursus de transition professionnelle a suivi le plan établi par la MRO. A mes yeux les ateliers et les outils proposés sont bien pensés, bien placés et laisse un part d'initiative conséquente au candidat à la reconversion. L'étape indispensable est d'apprendre 'à se vendre' et en cela les ateliers sur le CV, la lettre de motivation et l'usage des réseaux sociaux (notamment LinkedIn) est primordial.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

1- Anticipation : c'est ce qui permet de se mettre dans le bon état d'esprit pour réussir sa reconversion plutôt que de la subir . J'ai pensé à ma reconversion 2 ans avant la date que je m'étais fixée et finalement les choses ont été plus vite que prévu et j'étais prêt !

2- Curiosité et ouverture d'esprit : Il y a tellement de choses que l'on ne sait pas et tant de postes que l'on n'imagine pas ! Mon poste à Santé publique France n'existait pas, c'est la crise COVID-19 qui l'a créé et j'étais au bon endroit au bon moment !

3- Confiance : on entend que le civil n'attend pas après les militaires, certes mais c'est vrai pour toutes les personnes qui cherchent du boulot ! Nous avons des savoir être indéniables qui font cruellement défaut dans le milieu civil. De ce fait même si vous n'avez pas le profil parfait sur le plan technique, vous avez des chances d'obtenir le poste sur vos qualités humaines

4- Patience : C'est une course de fond et non un sprint. Les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous là où on les attendaient mais ça finit par marcher à un moment où un autre !
Stéphane

Responsable de programme cybersécurité – Crédit Agricole SA

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Sous-officier puis officier et enfin commissaire des armées j'ai pu progresser dans l'armée de l'air grâce aux concours et à mon travail.

J'ai notamment été conseiller en stratégie à la DGNUM où j'ai décliné la politique SIC du ministre pour les SIAG.
J'ai aussi été DSI du commissariat des armées et contribué à la création de ce service.

Aujourd'hui je dirige des programmes de cybersécurité pour faire face aux cyberattaques contre les banques.

Comment s'est déroulée votre transition?​

J'ai effectué une démarche réseau et recueilli des adresses mail des personnes que j'ai sollicitées,c'est par ce biais que j'ai réussi à intégrer le groupe Crédit Agricole après 9 mois de rapprochement.

Je n'ai pas rencontré de difficultés à m'adapter au milieu privé,j'avais notamment rencontré 2 réservistes citoyens Entreprise qui m'ont bien aidé.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Il faut persévérer, savoir ce que l'on veut, rencontrer beaucoup de gens, oser. Le militaire n'est pas forcément attendu et son métier est mal connu, il y a beaucoup d'idées reçues et nous sommes tous vus comme étant des commandos ou des légionnaires 🙂

Peu de gens connaissent nos métiers, nos valeurs, nos compétences. Il faut présenter des résultats concrets et savoir apparentée son expérience à des métiers civils. Le recruteur souhaite être rassuré et prendre le moins de risques possible.
Bien se renseigner sur les niveaux de salaire et de responsabilité.

Philippe

Agent commercial indépendant immobilier
INNOVE-IMMO

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Carrière essentiellement opérationnelle. Cavalier puis fantassin après l'EMIA, 18 années en régiment puis des postes de conduite ou de planification en état-major (brigade, ALINDIEN [embarqué puis Abou Dhabi], CENTAC, EMF2 Nantes, EUROCORPS. Un passage POL/MIL à Bruxelles et mon dernier poste à la doctrine (commandement et contrôle).

Comment s'est déroulée votre transition?​

Une transition compliquée et contrariée. Orientation initiale totalement différente puis problème COVID...Finalement une bascule sur un changement de braquet en cours de route. Nécessité de faire du réseau, d'être en bonne forme physique et d'avoir le temps de se reformer.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Si je devais recommencer je m'y prendrais bien plus longtemps à l'avance en m'assurant une formation utile pour la reconversion.

Michal

Directeur d’Hôpital – DRH
FPH – CH Alès-Cévennes

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Officier semi-direct (armée de terre), j'ai eu un carrière orientée dans la logistique opérationnelle, puis dans la politique ressources humaines au niveau ministériel.

Recruté dans le corps des directeurs d'hôpital, j'exerce aujourd'hui les fonctions de DRH d'un centre hospitalier de près de 2000ETP pour une masse salariale de près de 100M€.

Au-delà des fonctions RH – je suis directeur référent du pôle médecine, et à ce titre responsable du reporting de crise vers la région, mais également de l'évolution de l'offre de soins en partenariat avec les praticiens du pôle (ouverture de nouvelles activités, amélioration du parcours patient, …)

Comment s'est déroulée votre transition?​

Engagé dans un premier temps vers des postes de la fonction publique de l'Etat, j'ai pu développer en réseau en conséquence, et donc ouvrir mon horizon. Accompagné par l'antenne Cadres Supérieurs, j'ai pu explorer les possibilités dans les deux autres versants de la fonction publique - la curiosité est essentielle.
Au travers d'échanges, et d'entretiens, je me suis arrêté sur la fonction publique hospitalière et ses corps de direction. Piste non-explorée au part avant par la procédure de détachement intégration.
Se remettre en question est indispensable, si les compétences militaires sont transposables au monde civil, envisager un simple copier-coller est une erreur fatale. Il convient de découvrir les codes du milieu qu'on cible, c'est une étape essentielle.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Occuper le terrain, et apprendre à présenter sa plus-value, dans le cadre d'un projet réaliste et réalisable.
Les différents contacts permettent de confirmer des pistes, d'en écarter certaines, ou bien d'en découvrir de nouvelles. La démarche de transition ne se fait pas face à une feuille blanche ou un écran, il est indispensable d'occuper de terrain, autant par la démarche réseau, que par la découverte de secteurs différents – qui obéissent à des codes différents. Nous ne sommes pas attendus, et ce qui semble évident pour nous, ne l'est pas pour tout le monde – et encore moins pour le recruteur. Il convient donc de maîtriser les codes du secteur dans lequel on souhaite évoluer, et à "apprendre à se vendre".

Ne pas se décourager, il est indispensable de se montrer persévérant et résilient.

Laurent

Chef de mission transformation numérique
Direction du numérique des Ministères sociaux (DNUM)

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Parcours original pour un officier communication dans l'armée de Terre, et qui s'est progressivement formé et a œuvré dans le digital, puis plus précisément dans la data.

Cette expérience significative et des formations dans le domaine acquises durant ma carrière m'ont permis, à l'occasion de ma transition, d'intégrer une direction du numérique d'un grand ministère, dans un poste à responsabilité.

Comment s'est déroulée votre transition?​

J'ai suivi toutes les étapes clés de la transition. La formation dite SOCA a été un moment décisif pour aborder le marché du travail.

Cette formation permet certes d'apercevoir la montagne, mais donne les outils pour l'escalader. Le soutien de mon conseiller a également été primordial pour aborder les phases de candidature puis d'entretien.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

La préparation technique est très importante. Mais c'est aussi et avant tout une préparation psychologique et personnelle dans laquelle il faut entrer. Certes, les qualités de l'officier le rendent adaptable et capable de bien s'insérer dans un nouvel environnement.

Mais la qualité professionnelle d'une personne s'établit aussi du fait de son acculturation dans son domaine d'emploi. Le 'déracinement' que représente un nouvel emploi, et le changement, parfois total, de références, est dans tous les cas déstabilisant. Surtout pour un officier supérieur parvenu à 'l'acmé' de son parcours militaire.
Bruno

direction administrative et financière
Province dominicaine de France

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Commissaire des armées j'ai effectué une carrière classique dans l'armée de l'air puis le commissariat des armées sur base aérienne, en direction régionale et en centrale. J'ai été commandant du groupement de soutien de la base de défense de Bourges Avord et me suis investi en direction centrale du commissariat des armées en fin de carrière.

Comment s'est déroulée votre transition?​

La MRO m'a permis de bien cibler le domaine dans lequel je souhaitais me reconvertir, disposer des clés pour expliciter en milieu civil mes compétences, rencontrer mes alter ego et obtenir rapidement le poste recherché.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

J'insisterai sur l'employabilité des commissaires, sur l'importance de la transposition des compétences, sur le savoir être. Ce qui a été pour moi fondamental a été la rencontre d'une dizaine d'économes diocésains qui m'ont donnés les clés pour être pertinent lors des entretiens de recrutement.

Stéphane

Global Account Manager
thyssenkrupp Aerospace

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Après une carrière militaire dans l'ALAT en tant que pilote et ingénieur naviguant d'essai comprenant deux temps forts, un détachement de 4 ans au Koweït auprès de la société Defense Conseil International (DCI) et une période en administration centrale comme responsable de cohérence du maintien en condition opération aéronautique, j'ai choisi de quitter l'armée pour me redonnner de la visibilité et pouvoir évoluer plus librement que selon les critères fixés par la DRH de mon armée.
J'occupe à ce jour la fonction de Global Account Manager, après avoir commencé comme Key Account Manager, avec déjà de belles perspectives d'évolution (programme Senior Management Talent).

Comment s'est déroulée votre transition?​

J'ai suivi le parcours complet proposé par la MRO: bilan de compétence, rédaction de CV et LM, préparations aux entretiens en français ou en anglais, activation du réseau, atelier LinkedIn, etc.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

2 conseils:
- suivre ceux de votre coach
- les enterprises sont à la recherche de profiles d'anciens militaires pour de multiples postes. Nos points forts reconnus par les entreprises: capacité de travail, résilience, capacité d'adaptation, force de proposition, communication écrite et orale irréprochable, esprit de synthèse, compréhension des enjeux, méthode (gestion de projet, plan d'actions, etc.)

Wilson

Directeur operationnel
Artelia/PCSI

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Sous-officier en FFA (Villengen) pendant plus de 4 ans puis officier à la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris pendant 21 ans à l'issue de l'EMIA, j'ai servi en unité d'incendie, au bureau de prévention et au bureau budget de cette dernière institution.
Je suis actuellement directeur du bureau d'études techniques en sécurité incendie PCSI groupe Artelia.

Comment s'est déroulée votre transition?​

La transition s'est globalement bien déroulée.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

La management de collaborateurs nécessitent une écoute importante pour conserver ses équipes.
Anthony

Directeur/Responsable offre
Naval Group

Parlez-nous de votre parcours militaire :

- Parcours de sous-officier puis d'officier de marine navigant en unité opérationnelle; Expert opérationnel auprès des industriels sur des programmes aéronautiques

- Chargé du business development des systèmes de combat aéroportés chez Naval Group

Comment s'est déroulée votre transition?​

- Suivi de formations spécifiques (réseau / bilan de compétences / préparation entretien / atelier CV-LM...)
- Entretiens réseau, mise en relation, connaissance du milieu industriel
- Accompagnement avec mon référent MRO

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Construire son réseau via Linkedin
Multiplier les contacts ciblés et les entretiens (physique si possible)
Effectuer un bilan de compétences

Sébastien

Secrétaire général
RSM FRANCE

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Engagé comme sous-officier météorologue (1er RHC) puis officier logisticien (13e DBLE).
Je suis actuellement secrétaire général pour la région Rhône-Alpes d'un grand groupe international.

Comment s'est déroulée votre transition?​

Se préparer intellectuellement à faire la bascule.
Faire le deuil de sa vocation militaire.
Faire preuve de rigueur et respecter le plan que l'on s'est fixé en restant lucide et capable de réorganisation/réorientation.
LinkedIn est un vrai outil de promotion et de recherche. Ce n'est pas un réseau social. Il faut démilitariser au max et ne pas hésiter à sortir de sa zone de confort en recherchant en dehors de son écosystème.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Qui ose gagne !
Ne pas se surestimer mais surtout ne pas se sous-estimer.
Attention, le monde civil ne nous attend pas. En revanche, nous avons des compétences et des qualités intrinsèques qu'il ne maîtrise absolument pas. Ce sont nos atouts.
Jean-François

agent général AXA prévoyance & patrimoine
AXA France

Parlez-nous de votre parcours militaire :

J'ai eu une carrière militaire essentiellement dans les opérations navales puis les relations internationales.

Comment s'est déroulée votre transition?​

1. Recensement et développement de mes réseaux. Indispensable
2. Bilan de compétences.
3. Ateliers thématiques (CV, réseau sociaux, droit du travail, rémunération, entretiens d'embauche, …). Indispensable
4. Candidatures spontanées et culture du réseaux. Indispensable
5. Contact final et recrutement. Evidemment indispensable

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Il faut absolument se connecter à des sources d'informations variées. Ce sont elles qui provoquent les rencontres qui font aboutir un projet de reconversion.

Philippe

Eleveur
La ferme des chevaliers noirs

Parlez-nous de votre parcours militaire :

entré par l'ENSOA en 1988 j'ai intégré l'EMIA en 1993 et rejoins plus tard le 31RG comme DRH. J'ai quitté l'institution en 02/2020, travaillé comme porcher en CDI jusqu'en 08/2021 pour créer notre entreprise agricole avec mon épouse en 10/2021 La ferme des chevaliers gascons, élevage bio 100% plein de cochons gascons pure race

Comment s'est déroulée votre transition?​

Une fois la décision prise, j'ai pris une année de préparation (2018) accompagné par défense mobilité, indispensable à la maturité du choix que l'on fait et à la réflexion du projet (même s'il est déjà clair dans votre tête) pour aboutir à un CCRE d'un an (2019) qui m'a permis de me former et de décrocher un CDI (2020), le temps (2019-2021) d'obtenir les fonds (vente de la maison) pour acheter la ferme.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Un projet se murit, il faut donc du temps : Anticipation
Un plan ne se déroule jamais comme prévu, il faut utiliser le temps que l'on croit perdu pour continuer à se former : Persévérance
Il faut croire en ce que l'on fait, aller au bout de ses rêves : Confiance
L'inactivité tue : Action

Etienne

secrétaire général
Fédération nationale des Communes forestières

Parlez-nous de votre parcours militaire :

1984-1989:Chef de peloton de reconnaissance au 3ème Régiment de Hussards en République Fédérale d'Allemagne: contexte de guerre froide, confirmation de mon engagement personnel, décision de préparer le concours d'entrée à l'Ecole militaire Interarmes.
2015-2019: conseiller technique du ministre de la Défense du Cameroun. Etre sur le bon tempo politique du ministre pour avancer une proposition et obtenir son accord.
Depuis février 2021, j'occupe la fonction de SG d'un syndicat d'élus. La fédération représente devant l'Etat, la filière économique (472 000 emplois directs et indirects) et les associations concernées (chasse, environnement...) les 14 000 collectivités territoriales propriétaires de forêt.
Ma mission: structurer et contribuer à la préparation de l'avenir de la Fédération.

Comment s'est déroulée votre transition?​

Sidération: je pars et je ne sais rien faire (humilité mal placée)
Prise de conscience: C'est un combat solitaire et personne ne m'attend mais j'ai un réseau et je ne sais pas l'utiliser.
Apprentissage des techniques et codes de 'bonne conduite'.
Se lancer: premier rendez-vous, premier ratage, analyse après action.
Enchaîner les rendez-vous: conforter sa démarche; qui je suis , ce que veux et ce que je ne veux pas.
La très grosse déception: 3 mois de processus de sélection, un dernier tour de table avec le CODIR (4 heures). fin octobre 2020: Attente, silence et finalement rien.
Ne rien lâcher: se relancer. Décembre 2020 le bon contact.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Continuez le sport pour ceux qui le peuvent.
Introspection: ce que je veux, ce que je ne veux surtout pas.
Votre réseau personnel est riche de ses ramifications.
Préparation mentale: ....'je suis content de vous rencontrer'.
Mon conseiller m'écoute, je dois apprendre à l'écouter.

Jean-Claude

chef de projet accompagnement d’entreprises innovantes
Orléans Val de Loire Technopole

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Commissaire en chef de 1ère classe , pouvoir adjudicateur des marches de soutien de la région Centre.
Représentant de la France pour le financement d'opérations auprès d'un organisme international.
Chef de projet au sein d'OVLT, j'accompagne de jeunes entreprises innovantes à finaliser leurs offres et à trouver des débouchés pour leur solution (thème ; silver éco et handicap).

Comment s'est déroulée votre transition?​

j'ai préparé pendant plus d'une année un projet visant à m'associer dans une Sté qui faisait de l' aide à la gestion de TPE.
Tous les feux étaient au vert, jusqu'à ce que après 3 mois de fonctionnement, mon associé fasse défaut. Du réseau que j'avais initié, j'ai rencontré mon actuel employeur.
Etapes indispensables : une excellente préparation du projet. Une qualité d'adaptation qui est aussi exigeante que celle demandée ds l'environnement militaire.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

L'unique salut demeure le réseau.
tenter une reconversion dans une région où on a aucune connaissance est un sérieux risque d'échec.
Toujours préparer un plan B.
Conserver un lien privilégié avec un mentor, pour avoir un appui psychologique en cas de besoin.

Patrick

Directeur de site Facility Manager
SODEXO Entreprises

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Management des opérations aéromaritime et de la formation des équipages et expérience à l'international
Directeur du centre d'entrainement à la survie et au sauvetage, management de la formation et du site (gestion du projet de rénovation des équipements et d'un navire d'entrainement à l'hélitreuillage)
Conseil et expertise auprès de société sur des réponses à appel d'offre.
Directeur de site Facility Management (Services aux entreprises et maintenance tertiaire) – Poste Actuel

Comment s'est déroulée votre transition?​

Environnement professionnel français où il est encore difficile d'être reconnu sans diplôme. Hors si l'armée forme bien ses cadres et que certaines formations sont de haut niveau, elle n'offrent pas d’équivalence directe.
J'ai donc passé un certificat d'ingénieur professionnel afin de pouvoir mettre un titre reconnu sur mes compétences acquises (IPF)

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Patience et persévérance et ne pas hésiter à explorer toutes les secteurs d'emploi.

Alain

Panel Executive Officer
NATO STO Collaboration Support Office (CSO)

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Mon parcours professionnel s'articule en deux étapes thématiques majeures:
- une carrière administrateur depuis la fonction de rédacteur jusqu'à celles
de DAF, de directeur général de services et de secrétaire général,
- une carrière à l'international tant en France qu'à l'étranger au sein du ministère des armées et celui des affaires étrangères.

Comment s'est déroulée votre transition?​

J'ai considéré ma transition comme une évolution et une opportunité. J'ai identifié et construit mon projet professionnel en cohérence avec mon parcours professionnel et ma personnalité.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

S'engager pleinement et sincèrement dans sa démarche de reconversion: se rendre disponible et s'y investir.

Thierry

Directeur opérationnel du campus des métiers et des qualifications d’excellence de l’aéronautique de la région Grand Est
Rectorat de l’académie de Nancy-Metz

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Entrée en service en 1986 à l'école de l'air. Première partie de carrière opérationnelle comme pilote de chasse à Dijon sur M2000.

Puis poste de commandement d'unité opérationnelle (54ème escadre de renseignement air à Metz) après l'école de guerre.

Puis postes à responsabilité ou en gestion de projets complexes en états majors : CFA Metz et Dijon, EMAA et EMA à Paris, OTAN à Brunssum aux Pays Bas et à Mons en Belgique.

Le poste actuel dans le campus aéro a vocation à assurer le lien entre le secteur de l'emploi et celui de la formation pour la filière aéronautique.

Comment s'est déroulée votre transition?​

La transition est encore en cours car je suis en poste depuis une semaine seulement.

Toutefois, l'intégration et l'accueil ont été excellents et ce poste me permet d'allier deux de mes passions : l'aéronautique et la formation (par la transmission du savoir).

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Tout ce qui a été évoqué par la MRO, à savoir lors de l'information initiale et ensuite par ma coach, s'est vérifié par la suite, notamment les périodes d'enthousiasme suivies de périodes de doute, les pertes de motivation, les espoirs et les déceptions...

Mon conseil est donc de faire parfaitement confiance à la MRO car c'est une structure performante qui a fait ses preuves et qui est composée de professionnels compétents et bienveillants.

Cela dit, la MRO n'est qu'une aide, certes précieuse, mais il faut se donner les moyens de réussir sa reconversion, en s'impliquant, en restant régulièrement au contact de la MRO et en suivant ses conseils et recommandations.

C'est au bout du tunnel que jaillit la lumière. Et j'ajouterai enfin qu'il faut croire en son destin !

Emmanuel

Architecte
Thales SIX

Parlez-nous de votre parcours militaire :

J'étais pilote militaire puis chef de projet au centre d'expertise aéronautique militaire, enfin responsable programme pendant 5 années.

Comment s'est déroulée votre transition?​

Il est important de travailler sa méthodologie pour optimiser les ressources offertes par le réseau, savoir se présenter et comprendre le milieu de l'entreprise.
Toutefois il est important de rester patient et ne pas se décourager, le processus peut être long.

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Réfléchir constamment à comment traduire son expérience militaire en quelque chose de compréhensible et significatif pour le monde de l'entreprise, rester patient et positif.

William

Responsable administration du personnel
Mairie de Clamart

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Officier sous contrat spécialiste RH, j'ai principalement occupé des fonctions de responsable RH en régiment (1er RI), et d'adjoint DRH.
J'ai été recruté pour occuper la fonction de responsable de l'administration du personnel de la Mairie de Clamart (gestion de la paie, et des carrières individuelles, évaluation et avancement, pilotage RH).

Comment s'est déroulée votre transition?​

Je suis aujourd’hui responsable des activités sites sur le chantier de l’EPR (Réacteur pressurisé européen) de Flamanville au profit de la société Assystem.

A ce titre, je dirige 140 collaborateurs dont 20 managers, chargés d’appuyer EDF dans le cadre des travaux de construction de cette centrale. Mes équipes sont réparties en trois pôles : ingénierie, construction et essais. Leur physionomie est caractéristique d’un grand chantier : autant d’ingénieurs que de techniciens, une moyenne d’âge de 37 ans avec de jeunes diplômés accompagnés de personnes plus expérimentées, une forte culture « terrain » et une volonté sans faille de mener à bien ce projet riche en défis. Les deux années devant nous sont en effet clés pour réussir à finaliser ce projet et charger la centrale d’ici à fin 2022.

Mon rôle correspond beaucoup à celui d’un directeur d’unité au sein du ministère : je gère les ressources humaines de l’unité (recrutement, avancement, montée en compétences, départ…), le budget dédié au projet (à la différence près que j’ai une forte responsabilité commerciale !) ainsi que les moyens dédiés (logistiques, informatiques…). La plus grosse différence que je peux constater par rapport à mes anciennes fonctions est la nécessité de développer et d’entretenir une relation client forte, reposant sur la confiance et le respect mutuel, pour pouvoir lui proposer des solutions pragmatiques, utiles et réalisables. A ce titre la formation d’officier supérieur (et notamment les formations du DEM - Diplôme d’état-major - et de l’école de Guerre) s’avère très précieuse et facilement transposable, notamment l’utilisation de la MEDO (« Méthode d’élaboration d’une décision opérationnelle ») !

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Prendre contact avec la MRO deux ans avant la RDC pour préparer au mieux le parcours de reconversion. Certaines décisions nécessitent de prendre du temps de réflexion.
Définir un ou deux souhaits professionnels et prendre contact avec des acteurs du secteur pour confirmer ou infirmer ses choix. Savoir se remettre en question, et remettre en question son projet.
Bien étudier les offres d'emploi et niveau de salaire offerts dans le civil pour apprendre à se situer et viser juste.

Hugues

Responsable du site de Flamanville
ASSYSTEM

Parlez-nous de votre parcours militaire :

Le dernier poste que je tenais au sein du ministère des Armées était responsable de la conduite des opérations pour le quart nord-ouest de la France. Sur ce poste très opérationnel, j’ai eu notamment la responsabilité de diriger les militaires déployés sur l’opération de lutte anti-terroriste SENTINELLE, de planifier et conduire les opérations de sécurisation du 75ème DDAY pour terminer, en 2020, par le déploiement de l’opération Résilience dans le cadre de la lutte contre la COVID-19. Auparavant, j’ai servi en unités opérationnelles en tant que chef de section, commandant d’unité puis chef du BOI (Bureau Opérations et Instruction) mais aussi en état-major.

Après 20 ans de carrière, j’ai choisi de me lancer dans une phase de transition professionnelle car je jugeais que c’était la bonne période et que je souhaitais poursuivre une carrière opérationnelle plutôt que de continuer à évoluer en état-major.

Comment s'est déroulée votre transition?​

Je suis aujourd’hui responsable des activités sites sur le chantier de l’EPR (Réacteur pressurisé européen) de Flamanville au profit de la société Assystem.

A ce titre, je dirige 140 collaborateurs dont 20 managers, chargés d’appuyer EDF dans le cadre des travaux de construction de cette centrale. Mes équipes sont réparties en trois pôles : ingénierie, construction et essais. Leur physionomie est caractéristique d’un grand chantier : autant d’ingénieurs que de techniciens, une moyenne d’âge de 37 ans avec de jeunes diplômés accompagnés de personnes plus expérimentées, une forte culture « terrain » et une volonté sans faille de mener à bien ce projet riche en défis. Les deux années devant nous sont en effet clés pour réussir à finaliser ce projet et charger la centrale d’ici à fin 2022.

Mon rôle correspond beaucoup à celui d’un directeur d’unité au sein du ministère : je gère les ressources humaines de l’unité (recrutement, avancement, montée en compétences, départ…), le budget dédié au projet (à la différence près que j’ai une forte responsabilité commerciale !) ainsi que les moyens dédiés (logistiques, informatiques…). La plus grosse différence que je peux constater par rapport à mes anciennes fonctions est la nécessité de développer et d’entretenir une relation client forte, reposant sur la confiance et le respect mutuel, pour pouvoir lui proposer des solutions pragmatiques, utiles et réalisables. A ce titre la formation d’officier supérieur (et notamment les formations du DEM - Diplôme d’état-major - et de l’école de Guerre) s’avère très précieuse et facilement transposable, notamment l’utilisation de la MEDO (« Méthode d’élaboration d’une décision opérationnelle ») !

Quels sont vos conseils pour les candidats ?

Le premier temps fort est le moment du choix personnel de s’engager dans cette voie : décision pas forcément simple à prendre, et choix parfois pas facile à assumer, face aux réticences de proches, de collègues voire de chefs.

Une fois la décision prise, finalement le parallèle avec la conduite d’une opération est facile à réaliser :

Une planification solide (dans mon cas 4 mois pour dessiner mon projet et déterminer ce que je souhaitais faire, 2 mois pour solliciter mon réseau afin d’obtenir des entretiens et 3 mois pour déboucher sur 3 opportunités solides et intéressantes)
Une recherche du « renseignement » permanente (via les entretiens réseaux notamment mais aussi via des lectures ou des recherches ciblées)
Un choix in fine à réaliser entre 3 propositions, en comparant avantages / inconvénients / risques.
L’appui de la MRO dans ce processus a été en tout point pertinent : depuis des formations techniques, des conseils à la détermination de mon projet professionnel, chaque étape s’est avérée utile et perspicace et m’a bien préparé à la transition qui s’est finalement conduite en douceur.

Si j’avais deux conseils à donner :

Conduire sa transition professionnelle doit se faire en dialogue constant avec sa RH d’armée pour se coordonner au mieux sur une date de départ, qui convienne à la fois à l’institution et au besoin de votre futur employeur. A ce titre la DRHAT m’a, malgré une situation complexe, particulièrement bien aidé, je les en remercie.
Planifier. La force des militaires réside dans notre capacité à voir loin et à anticiper. Cela s’applique aussi bien aux opérations qu’à la gestion de sa carrière professionnelle.